La sclérose en plaques


Présentation

- Qu’est-ce que la sclérose en plaques?:
La sclérose en plaques est une maladie du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) inflammatoire qui attaque la gaine des voies nerveuses, la myéline.

- Pourquoi a-t-on la SEP?:
Le déclenchement de la sclérose en plaques est le résultat de facteurs d’environnement (situation géographique, climat, virus...) et propres au sujet (génétique, système de défense particulier...). L’association de ces facteurs permet le déclenchement de la maladie.

- Comment s’exprime la SEP au début?:
Selon la zone du système nerveux central atteinte, les premiers signes de la maladie peuvent être oculaires (baisse de la vision) ou mêmes moteurs (faiblesse musculaire d’un membre). Plus rarement, la maladie se déclare par des troubles de la coordination des mouvements, des troubles de l’équilibre ou des troubles urinaires.

- Comment ça évolue?:
L’évolution de la sclérose en plaques se fait par des poussées correspondant à des nouveaux signes neurologiques pendant plus de 24 heures. Après la période de poussées, succède un phase chronique progressive, le plus souvent sans poussées surajoutées. Plus rarement, la sclérose en plaques peut débuter par une phase progressive d’emblée sans poussée préalable.

-Comment fait-on le diagnostic ? : Le diagnostic de la sclérose en plaques se fait avec la succession de poussées étalées dans le temps, avec une atteinte en différents endroits du système nerveux central (par exemple : atteinte de la moelle + atteinte oculaire). L’imagerie par résonance magnétique (IRM) permet de visualiser les plaques au sein du système nerveux central. La ponction lombaire qui recueille le liquide céphalorachidien met en évidence l’inflammation du système nerveux central.

- Comment soigne-t-on les poussées ? : Lorsqu’une poussée survient, des corticoïdes sont perfusés pendant quelques jours pour accélérer la récupération neurologique.

- Peut-on attendre des traitements de fond de la SEP ? : Les interférons B permettent de réduire les excès du système de défense (ou système immunitaire) qui s’est mis à attaquer les propres éléments du système nerveux central du malade. Les interférons B sont d’autant plus efficaces qu’ils sont prescrit tôt dans la maladie. L’acétate de glatiramère, quant à lui, agirait comme un leurre de la myéline.

- Comment soigne-t-on la maladie au long cours ? : La prescription au long cours des interférons B permet une réduction de la fréquence des poussées et un ralentissement du risque de handicap à long terme. Le traitement ne peut être interrompu qu’avec l’accord du neurologue. En ce qui concerne l’acétate de glatiramère, sa prescription permet une réduction de la fréquence des poussées. Ce traitement exige aussi une surveillance du neurologue.

- Peut-on traiter les complications ? : Pour la qualité de vie du malade et pour éviter des complications de la maladie, il est nécessaire de prendre en charge (avec le ou la neurologue) les éventuels troubles urinaires (avec des médicaments ou des sondages, de la chirurgie...), la spasticité (raideur des membres) par des médicaments ou de la kinésithérapie, la fatigue par un soutien psychothérapique ou par des médicaments et enfin la dépression par des traitements adaptés.

- Que peut-on attendre de la recherche ? : La recherche est très active, beaucoup de nouveaux médicaments sont évalués. Les traitements actuels sont en cours d’amélioration. Enfin, les techniques de remyélinisation, de protection des cellules nerveuses sont en cours de mise au point" (Source: extrait du Livret imagé de la SEP, par le Professeur Moreau, service de neurologie du CHU de Dijon, présenté sur le site internet www.sclerose-en-plaques.apf.asso.fr/").

De nombreuses autres présentations de la maladie existent sur ce site. Il est important de le consulter.

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